fear of Paris Montréal

// Le bruit d’une lueur//

Je n’y arriverai donc jamais. A écrire de beaux mots, ceux qui nous font sourire, ceux qui nous disent que la vie est tellement plus rayonnante avec toi, et nos petits riens. Non, je ne peux pas. Moi, je n’y peux rien, je n’ai que des larmes à me dire.
C’est quand même un putain de cercle infernal comme le tourbillon arc-en-ciel de milliers d’actes incertains. L’ivresse des peut-êtres ne m’amuse plus. Je ressens trop l’atmosphère morbide qui traîne autour de tout ça. Et ça détruit, ton corps, le mien, morceau par morceau. On se déchire, tout bas.
Rien est dit, tout est fait. Mais je crois que c’est fini, le niveau est atteint, bravo.
J’ai vraiment besoin d’être enivrée. De sentir la ville appartenir au monde, la foule me rassure, celle à qui appartient la nuit, celle qui reste jusqu’à user le dernier sous. D’errer les pavés, un par un, de s’effrayer pour un petit rien. D’imaginer l’inconnu, quand on en a la force.
J’ouvre les yeux, de plus en plus, et la seule chose qu’il me reste à faire, c’est regarder devant, pas le choix. J’espère retrouver la douce chaleur de ces horizons.

La solitude est bien trop cruelle. Ses désastres et ses envies. Sa douleur et son bonheur. Elle te creuse et te soulève. Là, je n’arrive plus à la supporter.

// Des frissons au fond du ventre //

Vouloir pleurer à chaque chanson triste écoutée. C’est quoi ? Le vide ou le trop plein ?
Je dramatise tout, tout le temps, comme une enfant, comme si tout allait mal. C’est le grand huit, puis le funambule tombe, dans les bras de personne.

Qu’est-ce que j’en fais de cette douleur, moi ? Je la donne à qui ? Je l’enterre où ? Peut-être s’est-elle changée en un réconfort bien trop doux pour s’en débarrasser.

Des lignes heureuses j’en écrirais, demain, quand les nuages l’auront décidé.
En attendant, j’ai envie de faire l’amour.

photo : Matthew Franklin Jenkins

// bad thing//


“Regrets and mistakes they’re memories made.”

// J’ai hâte de l’avenir//

Rien a changé. On retrouve ses amis d’avant, en les aimant différemment. Leurs sourires déchus, petits rêves déçus. Rien a bougé, la cigarette au fond du jardin, le chocolat au fond du lit. Des faux semblants qui s’effacent, ça fait du bien, c’est rassurant, ça me fait flipper.

Trois semaines d’un été nuageux pour un coeur tout gris. Grands romantiques que nous étions. A tourner en rond, autour d’un café à un euro trente.

J’ai envie de pleurer. J’écris seulement quand je me sens mal. Grands dépressifs que nous sommes. C’est chiant. Retour à une case départ qui n’a jamais existé.

Montréal manque à ma vie, sa découverte et ses envies. Être loin, c’était bien.

Créer. Je la connais la solution. C’est l’art qui nous sauvera. Je dis ‘nous’ et je t’emmerde. C’est la musique.

“J’en ai marre de ce coeur, mon dieu qui ne bat plus!” 

Hors de ma vie, dans le vide, l’échec amoureux, le profond, l’entier, le sombre, même si tout va bien. 
Des bouts de toi, des papiers brûlés, du passé à revivre, du présent en spirale, de l’éphémère toujours, de l’envie à jamais, de la souffrance si il en faut, as-ton déjà pensé à la solitude ?

“J’en ai marre de ce coeur, mon dieu qui ne bat plus!”

Hors de ma vie, dans le vide, l’échec amoureux, le profond, l’entier, le sombre, même si tout va bien.
Des bouts de toi, des papiers brûlés, du passé à revivre, du présent en spirale, de l’éphémère toujours, de l’envie à jamais, de la souffrance si il en faut, as-ton déjà pensé à la solitude ?

En ce moment je ne pense qu’à lui, et à essayer mon nouveau polaroid.
La première chose m’anéanti assez.

En ce moment je ne pense qu’à lui, et à essayer mon nouveau polaroid.
La première chose m’anéanti assez.

// Ma vie, son oeuvre//


05.05.10 - Paris (Zenith)

Le pouvoir de Saez dans un concert c’est d’alterner en 3h : l’instinct de survie quand tu te retrouves dans un bain de sueur, la tête sous les aisselles, à sauter sur des corps mouillés ; et le chant uni de ses chansons qu’on connait bien trop. Et ce jusqu’aux larmes.

Ma vie, son oeuvre.
Je le dis ici, d’une façon ridicule, comme pour garder l’empreinte d’une gamine qui grandit avec lui : Damien, je t’aime.

// C’est le manque, c’est le vide.//

L”insouciance qui me manque semble rayonner sur d’autres qui sont trop loin, je voudrais leurs mots, leurs caresses et leurs baisers, je voudrais les tiens mais je me retiens.

// Des mots qui se fanent comme des souvenirs trop chéris.//

Peut être que dans un élan de sérénité j’arrêterais d’écrire des mots d’amours.

Et dans ces moments de tendresse inattendus, je saurais retrouver l’audace de te sourire, et de t’aimer. Peut être même que dans le fond je m’y plairais, à résumer ces mots on croirait de l’amour quand pourtant rien n’est vrai. les illusions se multiplient et brillent intensément au fond de mes rétines fatiguées. Tu n’as pas été le seul à souffrir de tout cela et je l’ai trop répété, alors je tente l’approche désintéressée au fond trop intéressée, surtout bien trop impliquée, et je découche avec moins de fureur, je rentre dormir dans des draps que ton corps n’a pas réchauffé. Ta peau ne me manque pas, son absence brûle ma peau comme la pire plaie mais ce n’est pas toi, c’est le souffle sensuel qui échauffe les pucelles.

ces petites ecorchures qu'on tente de guerir ou d'oublier, avec les mots